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Collégiale, églises et chapelles



 Collégiale de Saint-Florent




Ici, en 1790, on voyait encore la masse imposante de la Collégiale de Saint-Florent et les maisons à colombages qui y attenaient. Elle fût démontée au cours de la Révolution. La Collégiale doit son nom au Saint Patron de la Ville dont les re1iques furent déposées à l'Eglise Saint-Pierre.


 Eglise Saint-Gilles



C'est lors de l'incendie qui ravagea la ville en 1475 que l'église du faubourg Saint Gilles, citée pour la première fois au XIIe siècle, fut entièrement détruite.

Sa reconstruction commença en 1490, mais les paroissiens, manquant de moyens sollicitèrent le pape Innocent VIII qui accorda des indulgences aux généreux donateurs.

Entièrement construit en briques (exceptés les encadrements et les meneaux des fenêtres) le nouvel édifice se voit doter en façade et d'un clocher massif, accessible par un étonnant escalier.

L'église au 15ème siècle :
une nef de quatre travées, flanquée de bas-côtés terminés chacun par une chapelle orientée
et un choeur de deux travées ouvrant sur une abside à trois pans.


 Défendue armes à la main à la Révolution...



Comme toutes les églises, Saint Gilles est fermée au culte à la Révolution, et en 1793 on envisage de ne laisser à Roye que l'église Saint Pierre. Lorsqu'ils apprennent que leur église doit être détruite, les habitants du faubourg Saint Gilles se mobilisent, gagnant à leur cause la population et la municipalité. Face à tant de détermination (on défend physiquement l'édifice, à coups de pierre et de fusil), les autorités renoncent à leur projet destructeur.

 ... mais très endommagée pendant la Première Guerre mondiale



Durant la Première Guerre mondiale l'église Saint Gilles est gravement endommagée. Comme le reste de la ville, elle n'a pas été épargnée par les bombardements.

 Conserver intégralement le style d'origine à l'extérieur




L'église Saint-Gilles aujourd'hui


Les travaux de reconstruction et de restauration commencent en 1926. Les architectes Charles DUVAL et Emmanuel GONSE, également chargés de la reconstruction de l'église Saint Pierre choisissent de conserver intégralement " une silhouette caractéristique d'un des vieux quartiers de la ville ". A Saint Pierre, ils ont allié le béton de l'entre-deux-guerres et la pierre du XV° siècle, à Saint Gilles ils conservent la brique . Aux côtés de la façade et de sa tour massive à peu près intactes Duval et Gonse reconstruisent choeur et nef dans le style du XV e siècle. Mais l'aménagement intérieur diffère de l'originel.

L'église au 20ème siècle :
une nef et des bas-côtés de trois travées seulement, qui ont reçu
un plafond de bois et un chœur voûté terminé par un mur droit.

 Donner la parole aux artistes contemporains à l'intérieur



La création des décors et du mobilier est confiée à des artistes contemporains. Jean GAUDIN, mosaïste renommé, crée notamment le chemin de Croix mais aussi les vitraux.


 Eglise Saint-Pierre



Les informations figurant sur cette page sont en partie extraites du site internet du
Ministère de la Culture et de la Communication

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cliquez ici

 Historique



"Église attestée en 1184, reconstruite vers 1535, protégée dès 1846 et partiellement détruite pendant la Première Guerre mondiale.



De 1931 à 1933, elle est reconstruite par les architectes parisiens Charles Duval et Emmanuel Gonse, connus déjà à Roye pour une école maternelle. Le choeur flamboyant est restauré à l'identique ; la nef, le transept et le clocher sont résolument contemporains, réalisés en béton armé avec des remplissages en panneaux de brique. Le clocher de 64 mètres de hauteur s'inspire de celui de l'église du Raincy. La décoration de l'église comporte des sculptures sur béton réalisées par Raymond Couvègnes, des ouvrages de céramiques vernissées incorporées au ciment frais des autels par Maurice Dhomme, des peintures murales par Henri Marret, et des grilles en ferronnerie par Raymond Subes. Les vitraux de Jean Hebert-Stevens sont partiellement détruits en 1940 puis restaurés de 1956 à 1957 par Pauline Peugniez, sa veuve. Protégée à l'occasion d'une campagne régionale sur les églises de la Reconstruction, elle a été classée en totalité par arrêté en date du 29 avril 1997."


Cliché J.C.Cappronier, CRMH

 Protection



"Église, à l'exception de la nef et du transept (première travée du choeur) détruits pendant la guerre : classement par arrêté du 20 juillet 1908 et par décret du 18 décembre 1924. Nef, clocher et transept (cad. AR 231) : inscription par arrêté du 18 juillet 1994. Mérimée : 00116231."


Cliché J.C.Cappronier, CRMH

Détail chemin de croix, bas-relief sur béton, par Raymond. Couvègnes.


 Chapelle Notre-Dame de la Paix




On prétend que cette chapelle a été construite à l'occasion d'une paix signée avec les ennemis de la France avant l'an 1600. Il est plus vraisemblable que, depuis l'origine, 17ème siècle assurément, cette chapelle a été consacrée à la Vierge. On y vénère encore la Vierge au mois de mai et le Rosaire au Mois d'octobre. Autour de cette chapelle se trouvait à l'époque le grand cimetière qui servit jusqu'en 1842.


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