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Places et rues de Roye



 Rue des Annonciades





Cette rue porte le nom d'un ordre de religieuses installé en 1480 dans un couvent bâti à la place des anciennes prisons royales détruites pendant les guerres de Cent Ans. La rue s'appelait alors, rue des Prévosts. D'un ordre fondé par Jeanne de France, fille de Louis XI, la rue prit d'abord le nom des Soeurs Grises, puis réformé, celui des Annonciades. Cette rue s'appela rue des Sans-Culottes en 1793-94 : elle devint rue Royale en 1816 parce que Louis XV y avait logé en 1745, le comte d'Artois futur Charles X, et son fils le duc de Berry en 1815. Depuis, elle a repris le nom des Annonciades.


 Place du Bastion




Cette place créée en 1751, porte le souvenir du Bastion Saint-Jean, qui gardait l'entrée de la porte d'Amiens. Le bastion était une construction fortifiée triangulaire - que rappelle la forme de la place - qui protégeait les murs principaux. La ville fortifiée en possédait neuf. Après le déclassement des fortifications, par ordre de Louis XV après son séjour à Roye en 1745, ledit Bastion, devenu inutile, fut détruit et devint par la suite une place de marché aux porcs et aux vaches.


 Rue du Beffroi


Le beffroi primitif de la commune établie par Philippe Auguste vers 1184, s'élevait dans cette rue n°3 à 9 rue de Paris et 2 à 8 rue du Beffroi.
En 1373, il fut détruit par les Anglais et remplacé vers 1380 par celui construit ruelle Saint-Florent qui fut dynamité par les Allemands, le 16 mars 1917. Cette rue s'appela rue de la Poste, quand la Poste aux chevaux et la Poste aux lettres s'y trouvaient. De la rue Pasteur au boulevard de l'Est, elle se prolonge par la rue du Moulinet qui rappelle le souvenir d'un détail des anciennes fortifications.


 Rue Bertin


La rue Bertin porte le nom d'un ancien maire mais aussi celui des Bertin, maîtres des Postes à Roye depuis 1698, et surtout celui de Edouard Bertin qui ajouta à ce titre celui de cultivateur et de fabricant de sucre. La ferme de Bertin s'élevait rue de Tous-Vents et on y accédait par une ruelle qui est encore aujoud'hui l'entrée de la ferme Berlancourt. On voit encore, dans la cour de la ferme, les installations de l'important Relais de Postes dont l'activité était grande sur la route des Flandres, l'une des voies européennes les plus circulées.
 En 1845, Bertin fit construire sur le terrain bordant la rue de Péronne, une importante poste aux chevaux qui remplaça la poste de la place d'Armes.


 Rue Chivot


Marc, Antoine, François Chivot, né à Saint-Gilles en 1752, était le fils d'un marchand tanneur. Brillant élève du collège de la ville, puis d'autres écoles plus importantes, il devint professeur de belles-lettres en seconde, puis en rhétorique au collège de Montaigu à Paris, collège fondé en 1377. Eminent latiniste et hellénisant, il mourut, épuisé par le travail, le 3 avril 1786 et fut inhumé au cimetière de Saint-Gilles.


 Jardin de la Comtesse d'Etampes




Il se situe au pied de la Tour Saint Laurent.

La comtesse d'Etampes marqua l'histoire de Roye en résistant à l'envahisseur Bourguignon en 1472. Son courage exemplaire ne parvint pas à sauver la ville mais le Duc de Charolais allié des Bourguignons rendit les honneurs à la Comtesse d'Etampes. Celle-ci se rendit à Compiègne, et y mourut.


 Rue des Cordeliers




La rue porte le nom d'un des deux couvents réservés aux hommes. Les cordeliers ou franciscains (baptisés cordeliers à cause de la corde qui leur servait de ceinture) y avaient leur maison construite vers 1222, du vivant de saint François d'Assise, à gauche du chemin de Saint-Mard le long du ru de Saint-Firmin. Ce couvent disparut après 1791.

Un abattoir moderne y fut construit en 1870.


 Rue Delessert


Le nom de Delessert fut donné à cette rue pour rappeler qu'il fut le premier industriel qui réussit à produire du sucre de betterave et que Napoléon Ier récompensa par le titre de Baron et par la croix de la Légion d'honneur (1811).


 Rue du Docteur Duquesnel


Après la guerre 1914-18, profitant des ruines de la rue de l'Hôpital-Bernard (ex-rue Tripette ou encore rue du Presbytère, selon les époques), pour éviter les quatre virages à angle droit de la N.17 (rue Saint Pierre) fut tracée la rue du Docteur Duquesnel, plus large avec des courbes de grand rayon. Le Docteur Duquesnel fut maire de la ville en 1870 et de 1878 à 1884.
Au chevet de l'église Saint-Pierre, cette petite place qu'on appelle Place d'Aveluy du nom d'un prêtre royen martyr en Corée, était autrefois construite de bâtiments jusqu'au boulevard de l'Est. L'Eglise Saint-Pierre, que l'on surnommait autrefois la cathédrale du Santerre, comporte encore un choeur gothique qui a survécu aux destructions de la première guerre mondiale. Sa partie moderne date des années trente et se trouve inscrite à l'inventaire des monuments historiques au titre de sa représentativité des premières années d'une architecture de béton.


 Rue du Faubourg des Communes


La rivière Saint-Firmin prend sa source au coin de la rue du Faubourg des communes et de la rue de Fresnoy, au pied d'une colline qui était autefois boisée et qu'occupe maintenant la rue Roger Salengro. Ce cours d'eau traverse la ville, passe dans les marais des communes, puis sous l'avenue Jean Jaurès, puis la rue Saint-Médard, coule alors dans les marais des Cordeliers et se jette finalement dans l'Avre à hauteur de l'actuelle station d'épuration. Autrefois, cette rivière était plus importante et roulait avec rapidité ses eaux dans sa vallée étroite et encaissée.
Le faubourg des communes, comme l'expression "faubourg" indique qu'il se trouve hors des murs de la ville ancienne.
Pourquoi des communes ? Parce que se trouvaient à cet endroit, le long du ru Saint-Firmin des terres communes, cest-à-dire des terres qui étaient collectives, sur lesquelles les paysans pouvaient faire paître leurs bêtes. A la veille de la révolution, à Roye, comme dans le reste du pays les seigneurs s'efforçaient de se réapproprier les terres "communes". Les paysans se soulevèrent contre cette volonté. Et c'est ici que s'illustra pour la première fois le révolutionnaire Gracchus Babeuf qui se trouvait être ce que l'on appellerait aujourd'hui un géomètre expert et qui défendit les paysans en colère.


 Rue des Fontaines




Cet ancien chemin vicinal reliait Saint Gilles à Saint Médard et bordait les Remparts. En 1883, il fut élargi et reçu le nom de rue des Fontaines, tirant son nom des différents cours d'eau qu'il côtoyait. La Fontaine Saint-Précord prenait sa source près du Bastion et allait alimenter du côté de l'actuelle grimpette l'abreuvoir des minimes que l'on voit encore sur de vieilles cartes postales. A l'autre bout de la rue, prenant naissance au pied de la tour Lupart, la fontaine du jeu d'arc s'écoulait dans les fossés de la ville avant de se jeter dans l'Avre. Un autre cours d'eau venant de Roiglise, suit la rue des Ormeaux, traverse la rue Saint-Gilles avant de se jeter dans l'Avre dont le cours d'eau a été modifié au fil des temps.
Aujourd'hui, seule la fontaine du Lavoir existe encore.


 Rue des Granges


Elle conduisait autrefois aux granges de Falez, qui, en 1404, appartenait au sénachal Jehan de Wisemale, seigneur de Falvy. En 1539, la ferme, dont elles faisaient partie avec leur chapelle, s'étendait sur 270 journaux de terres labourables autour de la ferme et 53 journaux dans la banlieue de roye, 2 journaux tenaient à la motte de Clermont où s'élevait le moulin Goron (face à l'usine Roye Impress ex-Férembal) et à la révolution, appartenait aux religieux célestins d'Amiens.


 Rue de l'Hôpital Bernard


Cette artère tient son nom d'un hôpital exitant en 1498 à l'angle de la rue des Torques (Pasteur) et Tripette.


 Avenue Jean Jaurès





Cette rue, autrefois "avenue de la Gare" a été percée au moment de l'installation du chemin de fer dans les années 1860. Les royens hésitèrent sur l'emplacement de la gare. Ils pensèrent un moment l'installer rue de Péronne. Finalement, le choix se fit sur l'actuel emplacement ce qui obligea de créer une nouvelle voie. Elle se terminait en cul de sac à la gare. Le passage à niveau qui permet de rejoindre la partie ouest de la ville n'a été ouvert que récemment.


 Rue Lavacquerie


De la rue Saint-Médard à la rue des Fontaines. En 1827, ruelle Jacob et rue de Popincourt. En 1883, élargie, elle devint rue Lavacquerie du nom d'un Royen, en 1481 premier président du Parlement de Paris et qui, à ce titre, s'opposa à Louis XI dont les édits lui paraissaient préjudiciables aux intérêts du peuple. Le roi se rendit à ses raisons et abolit les édits. On fit de lui cet éloge "il était beaucoup plus recommandable par sa pauvreté que Rolin (Chancelier du duc de Bourgogne) par ses richesses". Un autre Lavacquerie (Antoine) 1573-1657 fut directeur des minimes de Roye dès 1636.


 Boulevard du Général Leclerc


Les différents boulevards de Roye ont gardé le tracé des anciens Remparts. Ainsi ce boulevard du Général Leclerc, ancien boulevard du Nord, a été construit sur les fossés des remparts après leur comblement. On y retrouve l'ancienne école communale devenue par la suite cours complémentaire avant de devenir le siège du GRETA, de la PAIO et de l'école de musique.


 Ruelle des Loups


Elle doit son nom sans doute aux incursions de loups, lors du rigoureux hiver de 1632, pendant lequel la misère fut aggravée par la famine et la peste. Les loups enhardis par la faim, pénétrèrent dans la ville et dévorèrent plusieurs personnes.


 Rue Meurisse


Martin Meurisse, né à Roye, au 48 de la rue Saint-Médard, fils d'un maréchal Ferrant, fut d'abord moine aux cordeliers. Appelé à Noyon par l'evêque, il se fit remarquer par la qualité de ses prédications. Professeur de théologie et de philosophie, il fut tiré de son couvent pour être sacré evêque de Madaure et Suffragant de l'évêque de Metz. Décédé le 22 août 1644, il fut inhumé dans la chapelle des evêques de la Cathédrale de Metz. Cette rue était à l'origine de la rue du Puchoir, ruelle Meurisse, elle devint rue Meurisse quand l'avenue de la Gare fut percée.


 Rue des Minimes


Ce nom nous remet en mémoire l'existence du Couvent de cet ordre masculin, établi à Roye en 1628. Les bâtiments du couvent sont toujours là (au numéro 6 de cette rue). L'église du couvent, qui bordait la rue d'Ourscamps, a été détruite pendant la Révolution. Cette rue portait le nom de rue Coupe-Gueule, nom évocateur de son insécurité au Moyen-Age.


 Rue de la Pièce Fertile


La rue conserve le nom du propriétaire du champ : Fertile, cultivateur et fabricant de briques à la fin du XIXe siècle.


 Place de la République


La place de la République est un ancien cimetière de la Ville. Ce cimetière qui se trouvait hors des murs d'enceinte de la ville fortifiée a été supprimé au milieu du XIXe siècle lorsque s'est ouvert l'actuel cimetière, et fut transformé en jardin public. De l'ancien cimetière subsiste la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix.
La résidence Jean Marais, construite récemment, porte ce nom en mémoire de l'artiste qui séjourna à Roye au début de la dernière guerre. Certains de nos concitoyens se souviennent l'avoir connu alors qu'il était militaire et assurait une fonction de guetteur en haut de l'église Saint-Pierre.


A l'emplacement de l'actuel Rond-Point était ce que l'on appelait au siècle dernier, la "Place du Marché aux Chevaux".


 Rue Saint-Florent


Rappelle le patron de la ville dont les reliques prises à Saumur par Hugues de France en 1077, furent déposées par Herbert IV dans l'église castrale du château de Roye, embellie pour les recevoir.


 Rue Saint-Georges





Elle conduit au faubourg qui tire son nom de l'église dédiée à ce saint, ancien patron de la Ville. Cette église disparut après 1791.


 Rue Saint-Gilles





Du nom de l'église consacrée à ce saint, église qui existait avant 1184, au centre d'un actif faubourg au sud de la ville.
C'est le tracé de la route des Flandres. Sur la gauche, le Centre Socioculturel est installé dans l'ancienne maison Demouy. Cette famille, qui a donné un maire à Roye, exploitait une tannerie dans ce qui est devenu le parc municipal. A côté, se trouvent les anciens bâtiments Gleichman où se fabricaient des instruments de pesée. Les bâtiments anciens sont vraisemblablement ceux où a résidé Gracchus Babeuf.
Au carrefour de la route de Paris et de la route de Compiègne se trouvait une maladrerie, c'est-à-dire un hôpital réservé aux lépreux.


 Rue Saint-Médard




Faubourg de Roye bâti autour de l'église Saint-Médard qui existait en son centre. Au Moyen-âge, ce faubourg s'appelait Saint-Médard-de-Thoule qui fut entièrement détruit par les normands en 841.


 Rue de Paris


La rue de Paris a été construite à l'époque de Louis XIV. Autrefois la route des Flandres passait entre Roye et Saint-Georges.
En remontant la rue de Paris, on laisse sur la gauche la rue des Minimes qui domine les anciens remparts. Cette partie de la rue s'appelait autrefois rue Coppegueule. La tradition prétend qu'au XVe siècle, c'était une sorte de Cour des Miracles où se réunissaient les malfaiteurs.


 Rue de la Pêcherie



La rue de la Pêcherie, en arrière plan.

Cette rue mène de la rue de Noyon à la cavée de Saint-Georges ; elle donnait accès aux étangs du roi placés sous la surveillance d'un "pescheur" en même temps laboureur qui était chargé de pêcher les rivières et les étangs pour approvisionner les cuisines royales en poisson d'eau douce. Les coteaux bordant cette voie furent couverts de vignes jusqu'en 1636.


 Rue Saint-Pierre


La rue Saint-Pierre actuelle est la résultante de trois rues de ce nom : la Petite rue Saint-Pierre commençant à la place d'Armes (de l'Hôtel de Ville). Tournant à gauche presque aussitôt, elle devenait rue Grande Saint-Pierre ou rue Neuve Saint-Pierre dès qu'elle se dirigeait vers l'est jusqu'à la Porte Saint-Pierre à la hauteur du jeu de Paume.


 Rue Victor Hugo




De la place de l'Hôtel de Ville (autrefois place du Marché puis place d'Armes) partait, se dirigeant vers le rempart du nord, une rue étroite qui s'appelait rue des sauniers, parce que le grenier à sel s'y trouvait ; elle porta aussi le nom des Arbalétriers, parce qu'elle conduisait au jardin où les arbalétriers s'entraînaient. Après 1626, elle devint rue des Filles-de-la-Croix, du nom des enseignantes qui y avaient leur école. Après la révolution, elle porta le nom de rue Cathoire, maire de Roye en 1789.


 Rue Emile Zola


Anciennement rue des Prêtres. Les maisons de cette rue, avant la révolution, appartenaient presque toutes aux chanoines du Chapitre. A la même époque, la caserne des Gardes du Corps du Roi occupait l'emplacement de l'actuel Foyer Civil (dit aussi Foyer Alsacien) ; cette caserne devient alors celle des gendarmes de la maréchaussée et la rue s'appela rue des Gendarmes. En 1849, la gendarmerie s'installa rue de Noyon, puis en 1978 à son emplacement actuel. L'école d'asile, plus tard nommée école maternelle, fonctionna à la même place de 1857 à 1914.


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