Oiseaux des alentours de Roye : compagnons à plumes de nos quatre saisons

15 janvier 2026


Aux abords de Roye, le paysage picard accueille discrètement de nombreuses espèces d’oiseaux que l’on peut admirer à tout moment de l’année. Que ce soit dans les haies, sur les toits ou au bord des champs, on peut croiser à la fois des espèces familières et des oiseaux typiques des plaines. Voici quelques éléments clés pour comprendre l’observation des oiseaux à Roye et ses environs :
  • La Picardie abrite une quarantaine d’espèces d’oiseaux visibles toute l’année dans la région de Roye.
  • Parmi les plus courants, on trouve les mésanges, le merle noir, le rouge-gorge, la pie bavarde ou encore la buse variable.
  • Les milieux variés autour de Roye (champs, bosquets, zones humides, jardins) favorisent cette diversité.
  • Certains oiseaux sont de véritables alliés du jardinier par leur action contre les insectes.
  • Observer les oiseaux, c’est aussi profiter de scènes de vie étonnantes et enrichissantes au fil des saisons.

Une diversité surprenante au cœur de la Picardie


Avec ses haies préservées, ses vieux peupliers et ses pâturages, la région de Roye est loin d’être un simple paysage agricole monotone. La Picardie est l’une des régions de France où cohabitent le plus grand nombre d’espèces d’oiseaux résidents. Selon la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), on peut en observer une quarantaine d’espèces autour de Roye tout au long de l’année (LPO France). Ce n’est pas rien !

Entre plaine humides, friches aux herbes folles, arbres isolés ou granges ombragées, chaque milieu attire ses pensionnaires. Voici un panorama des oiseaux qui partagent discrètement notre quotidien.

Les habitués des villages et jardins


  • Le moineau domestique : Celui qu’on appelle parfois “piaf” chez nous, fidèle compère du centre-ville ou des maisons de lotissement. Il vole en bande serrée, se dispute la moindre miette, et anime bruyamment rebords de fenêtres et gouttières.
  • La mésange bleue et la mésange charbonnière : Deux petites acrobates aux couleurs vives, qui aiment les jardins et les bosquets. Sautillant dans les arbustes ou suspendues à une boule de graisse, il n’est pas rare de voir une dizaine de mésanges dévaliser une mangeoire en quelques minutes !
  • Le rouge-gorge familier : Moins téméraire que les moineaux, il se faufile discrètement dans les haies, mais vient souvent surveiller le jardinier, curieux, à une distance respectueuse. Sa gorge rouge flamme le distingue immédiatement.
  • Le merle noir : Impossible de rater son chant puissant au petit matin, ni ses courses effrénées sur la pelouse, la tête dans le vent, à la recherche d’un ver de terre.
  • La pie bavarde et le geai des chênes : Plus méfiants, ces deux sont souvent à l’origine des cris d’alerte. La pie, toute en noir et blanc, n’hésite pas à profiter des pelouses ou des coins de décharge, tandis que le geai, avec ses éclats de bleu, se fait plus discret dans les bois clairs.
  • Tourterelle turque & pigeon ramier : Ces adeptes des toits, des antennes et des lignes électriques apportent une note exotique… et sonore, surtout à la belle saison ! Le pigeon ramier, particulièrement, impressionne par la puissance de son vol.

Les oiseaux des champs et des haies bocagères


À la périphérie de Roye, les vastes champs céréaliers, ponctués de haies ou de groupes d’arbres, forment un véritable refuge pour certains oiseaux typiques du paysage picard. Un petit tour d’horizon :

  • Le bruant jaune : Avec sa tête jaune éclatante et son chant mélodieux, il se perche souvent sur les clôtures ou fils téléphoniques. S’il semble discret, il occupe pourtant tous les milieux ouverts du secteur.
  • L’alouette des champs : Fière représentante des plaines picardes, elle monte en spirale en chantant dès février, parfois même sous la bruine, rivalisant d’endurance pour annoncer le retour des beaux jours.
  • La perdrix grise : Symbole de nos campagnes, elle se déplace en petits groupes familiaux. Un peu farouche, mais on la devine souvent par le “brouhaha” qui suit sa fuite à travers les sillons.
  • Le faucon crécerelle : La spécialité du crécerelle, c’est le vol stationnaire, parfaitement visible au-dessus d’un talus ou d’une lande. Avec ses battements d’ailes rapides, il chasse surtout les mulots et les insectes.
  • La buse variable : Cette grande “patrouilleuse” brune est la rapace la plus courante autour de Roye. On la repère, planant haut au-dessus des champs, observant tout mouvement suspect, ou posée impassible sur un piquet.

Petites surprises et espèces moins connues


Outre les classiques, certains oiseaux un peu plus “rares” ou moins bruyants croisent parfois notre route :

  • Le pic épeiche : On le repère grâce au bruit sec de son tambourinage sur le bois. Habitant fidèle de nos vieux arbres, on peut admirer son plumage noir, blanc et rouge, surtout à la fin de l’hiver.
  • L’étourneau sansonnet : Avec sa silhouette pointue et son plumage à reflets métalliques, il forme des vols spectaculaires au-dessus des champs, surtout à l’approche du crépuscule.
  • L’hirondelle rustique : Si elle part l’hiver, quelques individus tentent parfois de rester (avec plus ou moins de succès). Son retour marque le printemps mais il n’est pas impossible d’en croiser une en “avant-poste”.
  • Le martin-pêcheur d’Europe : Rarissime mais parfois aperçu le long des plans d’eau près de Roiglise. Il offre alors un éclat turquoise, fugitif, entre deux branches.

Où et quand les observer ? Nos coins favoris autour de Roye


Pas besoin de s’aventurer bien loin pour profiter du spectacle. L’observation des oiseaux demande finalement plus de patience que d’équipement. Voici quelques lieux “testés et approuvés” :

  • Les berges de l’Avre et les petits ruisseaux, où se retrouvent martins-pêcheurs (si on a un peu de chance), bergeronnettes grises, hérons et poules d’eau.
  • Les haies bocagères à l’est de Roye, dans les secteurs d’Armancourt ou Laucourt, appréciées des bruants, geais, mésanges et fauvettes.
  • Les chemins agricoles menant vers Andechy, Reviers ou Bus-la-Mésière : faucons, busards, alouettes et compagnies s’y donnent rendez-vous.
  • Le square Martin ou le parc de la mairie de Roye pour aborder de près les espèces “urbaines”.

Un conseil pour tous : évitez les heures trop chaudes ou le plein hiver lorsque le vent souffle fort. Privilégiez le début de matinée ou la fin de journée, quand l’activité reprend son rythme.

Les petites anecdotes de la région


  • Mésanges et cocottes minutes : Savez-vous que les mésanges charbonnières ont parfois utilisé l’isolation des anciennes cocottes minutes abandonnées dans les greniers pour y faire leur nid ? C’est du vécu, selon les témoignages locaux collectés auprès de quelques “anciens” de Roye !
  • L’étrange ballet des étourneaux : Certains soirs d’automne, il arrive que des milliers d’étourneaux se donnent rendez-vous en ville ou à la périphérie. Le spectacle de leur vol synchronisé au-dessus du parking du supermarché laisse pantois petits et grands.
  • Le rouge-gorge et la bêche : Compagnon traditionnel du jardinier picard, le rouge-gorge n’a pas peur de s’approcher très près, guettant qu’on retourne la terre pour s’offrir quelques insectes… Une entraide aussi ancienne que la bêche elle-même !

Observer, comprendre, respecter


Observer les oiseaux, c’est un mélange de surprise et de patience. On apprend, en les côtoyant, à repérer la saison des amours, la période de mue, voire les disputes de territoire (les pies sont championnes !). On découvre aussi que certains, comme le geai des chênes, jouent un rôle crucial pour la forêt (il enterre des glands partout, participant à la croissance des chênes).

  • Laisser quelques coins “sauvages” au jardin, privilégier les haies variées, installer des nichoirs : autant de gestes simples pour favoriser la venue des oiseaux tout au long de l’année.
  • Pour les amateurs éclairés, la LPO organise des sorties ou permet de participer à des comptages, même pour les débutants (Oiseaux des jardins).
  • Pour identifier les espèces croisés autour de Roye, un guide ou une appli simple type “BirdNET” ou “Merlin BirdID” est suffisant (et ludique pour les enfants !).

Un patrimoine vivant qui relie les générations


À Roye comme ailleurs, les oiseaux sont des marqueurs du temps qui passe. Le chant du merle au printemps, les escouades de moineaux au-dessus des toits, l’apparition, année après année, d’un couple de rouges-gorges dans le jardin : tout cela raconte une histoire à la fois intime et universelle. C’est aussi une richesse à préserver et à transmettre, au fil des balades ou des longues soirées d’hiver autour du poêle. À ne pas oublier, la prochaine fois qu’on s’arrête pour écouter un sifflement un peu différent…

Sources principales :

  • Ligue de Protection des Oiseaux (lpo.fr)
  • L’atlas des oiseaux de Picardie - Nature en France
  • Oiseaux.net
  • Témoignages recueillis auprès d’habitants de Roye

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