Explorer la campagne roysienne à vélo : Itinéraires, vues et petites histoires de chemins

7 novembre 2025

Pourquoi choisir le vélo dans la région de Roye ?


Avant de déplier les cartes et d’enfiler la pompe, une question revient souvent : qu’est-ce qui fait du vélo le compagnon idéal pour explorer Roye et ses alentours ?

  • Un relief accessible : La région offre un relief plutôt clément, légèrement vallonné mais sans pièges pour les mollets, idéal pour tous les niveaux, hormis quelques bosses (bien placées pour s’offrir des panoramas mérités).
  • Un réseau routier peu fréquenté : Sur les petites départementales et chemins agricoles, on pédale en toute quiétude, loin du tumulte des grands axes.
  • Une mosaïque de paysages : Ici, la plaine céréalière du Santerre côtoie les zones bocagères du Vermandois, et chaque commune apporte son cachet (60 villages dans la CC du Grand Roye).
  • Un patrimoine riche à portée de roue : Châteaux, pigeonniers, chapelles de hameaux, cimetières du Commonwealth et traces de la Grande Guerre rythment les découvertes.

Circuit n°1 : Roye, Beuvraignes, Tilloloy – La boucle des villages et du château


Distance : 28 km

Niveau : Facile à modéré

Temps estimé : 2 h 30 à 3 h avec pauses

Points d'intérêt

  • Le parc de l'Hôtel de Ville de Roye : Pour partir en douceur sous les arbres centenaires.
  • Église Saint-Médard de Beuvraignes : Belle architecture néogothique (fin XIXe).
  • Forêt de Tilloloy et son château : Mêlée de futaies, de hêtres et de souvenirs historiques en bordure du château XVIIe classé Monument Historique.
  • Les Corbie et Rubescourt : Villages au charme discret, maisons picardes et points de vue sur la plaine.

C’est LE circuit « carte postale » pour s’initier au vélo dans le secteur. Le château de Tilloloy – fameux pour son festival de musique « Le Blues autour du Zinc » – constitue une pause parfaite, avec ses douves, sa façade Renaissance et son parc ouvert l’été (source : Château de Tilloloy). Le retour se fait par la D928, bordée de peupliers, puis plongée dans la campagne via Rubescourt. On aperçoit parfois, au loin, les chevreuils qui broutent à la lisière.

Circuit n°2 : Les grandes plaines du Santerre – De Roye à Marchélepot


Distance : 34 km

Niveau : Moyen (vent de face possible ! Surnommé « le circuit des costaud(e)s un jour de bise »)

Sur les traces de la Grande Guerre

  • Mémorial de Lihons : Dédicace aux troupes Australiennes, remarquable pour son obélisque (source : Somme Tourisme).
  • Marchélepot : Carrefour de batailles 1914-1918, très touché en 1916. Aujourd'hui, village reconstruit autour de son église néogothique.

Ici, la campagne du Santerre dévoile son visage de patchwork — champs immenses, routes droites, le tout rythmé par quelques bosquets. On voudrait croire à un décor répétitif, mais le moindre détour révèle une mare, un calvaire, ou la discret cimetière militaire sur la D42. Par beau temps, la vue porte jusqu’aux éoliennes hennissantes à l’horizon. Petite astuce : prévoir de l’eau, les villages entre Lihons et Marchélepot n’ont pas tous de commerce ouvert le dimanche.

Circuit n°3 : Autour de la vallée de la Luce – Entre Fresnoy-les-Roye et l’étang de Saint-Mard


Distance : 22 km

Niveau : Facile

Temps estimé : 2 h, sans forcer

  • La vallée de la Luce : Petite rivière sinueuse, rives ombragées et frissons de fraîcheur en été.
  • Saint-Mard : Étang paisible (réserve ornithologique locale), idéal pour une pause pique-nique.
  • Marche de Fresnoy : Un marché rustique se tient certains dimanches matin, pour trouver fromage de chèvre, légumes, confitures maison.

Le charme de ce circuit, c’est la succession de petites routes sinueuses, bordées de vieilles haies et ponctuées de mares à grenouilles. On y croise peu de voitures, souvent plus de tracteurs — l’occasion d’un salut amical au passage vers un élevage de Blonde d’Aquitaine ou un champ d’oignons. Pour ceux qui aiment observer les oiseaux, l’étang de Saint-Mard est un secret bien gardé : hérons cendrés, poules d’eau… et parfois, un balbuzard pêcheur qui s’invite de passage (Picardie Nature).

Zoom : Les paysages emblématiques à ne pas manquer


  • L’alignement de peupliers entre Roye et Hattencourt : Symbole du paysage picard.
  • Le panorama du Mont Saint-Simeon : La plus haute butte du secteur (117m), modeste mais offrant une vue sur tout le bassin de Roye.
  • La source de la Cressonnière à Cressy-Omencourt : Eaux claires et cressonnières en activité jusque dans les années 1970.

À noter : durant l’été, le lin en fleurs peint la campagne de bleu tandis que les champs de colza ou de pois délimitent d’étonnants rubans jaunes ou verts. On estime à près de 68% la surface du Grand Roye exploitée en terres arables (source : INSEE), offrant ces grands “tableaux vivants” qui font la fierté agricole du secteur.

Conseils pratiques pour préparer sa sortie vélo


  • Cartes & applications : Les circuits de la communauté de communes sont téléchargeables gratuitement depuis ccgrandroye.fr, ou sur l’app Komoot qui référence plusieurs itinéraires locaux partagés par des habitants (Komoot).
  • Matériel : Privilégier un vélo bien gonflé (pas forcément un VTT, la majorité des circuits sont sur bitume et chemins empierrés). Pneus de 35-40 mm recommandés pour le confort.
  • Sécurité : Les routes sont globalement sûres, mais visible en gilet réfléchissant et respect du code sont de mise. Le casque ne fait pas tout : on ne roule jamais trop prudent.
  • Périodes idéales : Printemps (pour la floraison), été (pour les lumières tardives) et début d’automne (ciel lavé, couleurs dorées).

À voir, à faire : Les petits plus le long des circuits


  • Marchés locaux : Beuvraignes (1er dimanche du mois), Roye (chaque vendredi matin) – parfait pour emporter une spécialité du terroir dans la sacoche.
  • Halte gourmande : La boulangerie de Rubescourt : tradition du flan picard, un “must” du coin le mercredi.
  • Points d’eau : Plusieurs fontaines historiques à Beuvraignes, Cressy, Laucourt, pour recharger sa gourde.

Bon à savoir : Des ateliers vélo pour petits et grands sont régulièrement proposés par l’association “Roye Vélorution” (page Facebook Roye Vélorution) pour apprendre à réparer, entretenir ou bien découvrir de nouveaux parcours collectifs.

Vers d’autres horizons : circuits vélo et tourisme en expansion dans la Somme


Depuis 2018, la fréquentation des circuits vélo dans la Somme bondit (+30% selon le CDT Somme), portée par le développement du cyclotourisme rural. Plus qu’un simple loisir, le vélo façonne un nouveau regard sur nos territoires. Près de Roye, certaines boucles croisent des sentiers de grande randonnée (GR 123) et la Véloroute Vallée de Somme, deux axes forts pour relier la campagne locale aux itinéraires du département.

Le Parcours Véloroute Vallée de la Somme (V30), à une dizaine de kilomètres à vol d’oiseau, permet même de rejoindre Amiens ou Péronne pour prolonger l’aventure (France Vélo Tourisme). Les hébergements labellisés “Accueil Vélo” sont certes moins présents autour de Roye que près des grandes villes, mais gîtes et chambres d’hôtes s’organisent pour accueillir les cyclotouristes à la belle saison.

Pour finir : le vélo, une mosaïque de plaisirs à savourer autour de Roye


Que l’on enfourche son vélo pour l’aventure, la digestion dominicale ou le simple bonheur de rouler sans montre, la campagne roysienne n’a pas fini d’étonner : chaque circuit propose à la fois une échappée belle et un plongeon dans l’âme discrète de la Picardie. Un conseil : prenez le temps, laissez-vous surprendre par ces rencontres inattendues (un chevreuil, un fermier, une averse bienvenue) et glanez au fil du chemin de quoi nourrir vos souvenirs… ou le pique-nique du midi.

La carte se déploie au rythme des saisons, alors, à vos guidons : la campagne de Roye se découvre le nez au vent, bien plus qu’au travers d’un pare-brise… On s’y retrouve ?

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