Marché de Roye : toutes les clés pour une virée réussie dans la capitale gourmande du Santerre

4 juillet 2026

Le marché de Roye : une tradition bien vivante


Impossible de parler de Roye sans évoquer son marché hebdomadaire. Chaque samedi matin, la place de l’Hôtel de Ville se couvre de tentes bariolées et de rires. C’est sans doute l’un des plus anciens de la Somme : sa première mention remonte à 1272, preuve que l’appétit des Royens pour les bons produits ne date pas d’hier (Source : Archives municipales de Roye).

On y croise une quarantaine de commerçants : un tiers sont des producteurs locaux, misant sur la proximité, le circuit court et la fraîcheur. Fruits et légumes, fromages picards, volailles élevées à quelques kilomètres, poissonnerie venues de Boulogne, fleuristes, miel, œufs, maraîchage bio… Il y a déjà de quoi composer la base d’un festin.

Repérer les horaires et s’organiser à l’avance


Premier bon réflexe : connaître les horaires. Le marché s’installe chaque samedi de 7h à 13h, avec un pic d’affluence entre 9h30 et 11h.

  • 7h-9h : Ambiance paisible, plus de choix, commerçants disponibles (pratique pour discuter, demander conseil).
  • 9h30-11h : Effervescence, on y croise le tout-Roye, il faut parfois être patient… mais c’est aussi là qu’on capte l’atmosphère la plus vivante.
  • 12h-13h : Prix plus doux possibles, mais il vaut mieux ne pas arriver avec des attentes précises… Les étals se vident rapidement !

L’astuce vieille comme le marché : prévoir sa liste en amont. Un tour dans son frigo, une idée des menus de la semaine, et hop, tout devient plus simple (et on évite d’acheter trois bouquets de radis alors qu’on n’en cuisine jamais).

Quels producteurs retrouver sur le marché de Roye ?


Roye attire des producteurs du Santerre, mais aussi du plateau picard et du Vermandois. Voici les familles de produits immanquables, signalés avec des exemples locaux :

Type Producteur(s) / Région Infos concrètes
Légumes et fruits frais Famille Leclercq (Méharicourt), Verger du Larris (Framicourt) Pommes, poires, salades, carottes, légumes de saison, souvent cueillis la veille et sans traitement de conservation
Fromages & produits laitiers Ferme du Tertre (Faverolles), GAEC Camus (Ételfay) Tomme au foin, brie picard, œufs frais, beurre, lait cru
Viande & charcuterie Boucherie locale (Roye), Ferme du Try (Bouillancourt) Bœuf, porc, volailles fermières, pâtés, rillettes maison
Poissons & fruits de mer Poissonnier itinérant (direct Boulogne-sur-Mer) Poissons selon arrivage, crevettes grises, bulots – souvent stars du samedi
Pain, pâtisserie La Mie Royenne, Pain Vivant Pains tradition, spéciaux, brioches, macarons d’Amiens
Miel, confitures, jus Apiculteurs du Royonnais, ferme Aubin (Curchy) Miels de tilleul, acacia, fleurs sauvages, jus de pomme artisanal

Bon à savoir : la plupart des producteurs acceptent de réserver certains produits par téléphone ou sur les réseaux sociaux (notamment en période de fêtes ou pour des demandes spéciales).

Choisir ses produits avec justesse : questions de saison et de budget


Au marché, le secret, c’est la saison. Fin avril à Roye, on se régale déjà d’asperges de la vallée de la Somme, de jeunes épinards et, si la météo joue le jeu, des premières fraises. Pas besoin d’acheter des tomates sans goût en hiver : ici, chacun l’a appris, et le palais s’en réjouit.

  • Légumes de printemps : navets, carottes nouvelles, radis, asperges
  • Fruits : pommes encore de garde, poires, début de fraises
  • Produits laitiers : fromages affinés d’hiver en fin de course, la première crème fraîche de la belle saison

Pour le portefeuille, Roye n’est ni le marché le moins cher ni le plus cher du coin. Comptez :

  • Légumes : 2 à 4€ le kilo pour la plupart des produits de saison
  • Fromage artisanal : autour de 18 à 22€ le kilo (tomme, brie local…)
  • Volailles : 8 à 12€ pour un poulet fermier (sources : relevés 2024, observation sur place)

Comment gagner du temps : astuces de “vieux routiers” du marché


Faire son marché, ce n’est pas juste acheter, c’est un art qui se cultive. Voici les trucs glanés auprès des habitués de Roye :

  • Arriver tôt pour avoir le meilleur choix… ou tard pour tenter une petite ristourne.
  • Apporter ses sacs solides, voire un petit chariot : certains commerçants les proposent, mais rien ne vaut son cabas maison pour éviter la galère du sac qui craque !
  • Privilégier les espèces : la plupart acceptent la carte, mais l’appoint reste sacré (et ça accélère la file).
  • Poser des questions au producteur : comment cuire ce drôle de légume ? Peut-on goûter ? On apprend, et on tisse des liens.
  • Repérer les bons plans : le lot de fin de marché (par exemple les cageots de légumes à prix cassé, parfaits pour compotes ou soupes du dimanche soir).

Côté ambiance, se saluer, papoter deux minutes : c’est presque la moitié du plaisir. À Roye, il n’est pas rare qu’on vous traite comme un vieil ami après trois visites régulières chez le même stand – anecdote vécue chez le fromager dont le brie vaut tous les détours.

Préparer et conserver ses achats : gestes simples pour un marché qui dure


Pour éviter le gâchis et profiter au mieux des produits : quelques bonnes pratiques, piquées à force de discussion avec les anciens du marché :

  • Légumes frais : à mettre dans le bac à légumes, essuyés mais non lavés à l’avance, enveloppés dans un linge propre.
  • Fromages : sortir du frigo une heure avant dégustation, bien emballés dans du papier plutôt que dans du plastique.
  • Viande : à consommer rapidement ou à congeler dès retour à la maison si besoin (se renseigner auprès du boucher, qui connaît ses dates d’abattage sur le bout des doigts).
  • Pain : dans un torchon ou une boîte à pain. Le pain de campagne de la Mie Royenne garde très bien ses arômes au fil de la semaine.

Enfin, n’oublions pas la petite étape bonus : le plaisir de partager ses trouvailles autour de la table, de faire goûter à la famille une curiosité locale ou d’offrir à un voisin son pot de miel préféré.

Du panier à l’assiette : circuits courts et solidarité locale


S’organiser, c’est aussi donner du sens à ses achats. Le marché de Roye n’est pas un décor figé, c’est l’un des moteurs de la vie locale. Acheter au marché, c’est faire tourner l’économie du territoire : chaque euro dépensé circule dix fois plus vite qu’en grande surface, selon les chiffres de l’ADEME sur les marchés de proximité (Source : ADEME, “Dynamique des circuits courts en France”, 2021).

Certains producteurs jouent la carte de la fidélisation : prix ronds pour les familles nombreuses, report de commande pour les fidèles, astuces cuisines livrées avec le sourire. Deux pépites repérées cette année :

  • La vente de “paniers surprise” par le Verger du Larris (on repart parfois avec le légume inconnu de la semaine… et la recette !)
  • La mise en avant des miels de fleurs locales par l’apiculteur, qui propose une dégustation gratuite et pédagogique à la bonne saison

Oser sortir des sentiers battus : le marché de Roye, une expérience à renouveler


Au fond, organiser ses courses au marché de Roye, ce n’est pas une corvée à planifier mais une balade à savourer, une manière de renouer avec de beaux réflexes. On y découvre les saisons qui changent, des saveurs inattendues, des visages familiers et surtout, le plaisir simple d’être là, au cœur d’une ville qui cultive le goût des bonnes choses.

Samedi prochain, laissez-vous tenter par un produit inconnu ou par un nouveau stand. Ouvrez l’œil, tendez l’oreille : il y a fort à parier que vous repartirez du marché de Roye la tête (et le panier) pleine d’idées et de gourmandises – le tout, à portée de main, dans un esprit 100 % local.

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