Bois de chauffage à Roye : choisir, stocker et utiliser son combustible
Il faut demander le taux d’humidité, l’essence et la date de séchage, puis contrôler le bois avec un humidimètre sur une face fraîchement fendue...
À la découverte de Roye et de ses environs
Impossible d’aborder la question des produits sans poser le décor. Le marché de Roye, c’est une petite institution locale, qui remonte à plusieurs siècles. En 1842, déjà, la ville inaugurait sa halle en bois (source : patrimoine-histoire.fr), et le rendez-vous du samedi matin n’a jamais cessé depuis. Aujourd’hui, les halles centrales, rénovées, accueillent de 25 à 35 exposants (source : Mairie de Roye), selon la saison.
L’ambiance ? Un mélange de discussions de trottoir, d’accents picards et de retrouvailles. Un moment à part, où le mot “local” reprend vraiment tout son sens.
On pourrait croire que tous les marchés se ressemblent, et pourtant… À Roye, la tradition maraîchère n’a pas disparu, loin de là. Dès le printemps, de petits producteurs de la région de la Somme et de l’Oise s’étalent sur les étals : carottes d’Estrées-Deniécourt, pommes de terre “spunta” ou “charlotte” venues d’un champ d’à côté, radis roses, poireaux bien droits et fraises Gariguette qui font de l’œil sous leur cellophane. Les tomates anciennes ou les courgettes striées, elles, débarquent surtout en mai-juin.
Le gros avantage ? Les producteurs sont parfois ceux-là mêmes qui cueillent à l’aube. Question qualité, pas de doute : on sait d’où ça vient, et la fraîcheur se sent.
Parmi les habitués du marché de Roye, difficile de passer à côté des fromagers. L’un d’eux propose une gamme de fromages traditionnels du Nord et du Pas-de-Calais : maroilles fermier, vieux Lille odorant, Tomme au foin, mimolette extra-vieille, parfois jusqu’aux spécialités normandes pour varier le plaisir. Mais surtout, Roye a ses pépites picardes :
L’occasion de (re)découvrir une identité gustative largement méconnue en dehors de la région.
Autre bastion du marché : la boucherie-charcuterie artisanale. Plusieurs stands étoffent la gamme, souvent tenus par des familles qui sillonnent les marchés de la Somme depuis une génération (ou deux).
À noter, certains bouchers travaillent exclusivement des bêtes françaises, parfois labellisées Label Rouge ou bio, selon les arrivages.
Fait rare dans une commune de la taille de Roye : un étal de poissonnerie fraîche, livrée tous les samedis matin, en provenance directe de Boulogne-sur-Mer et d’Abbeville (source : commerçants locaux).
Cette offre attire aussi les restaurateurs locaux et bon nombre de familles venues préparer leur repas dominical, preuve de la qualité proposée.
Impossible de parler de Roye sans mentionner ses boulangers : la famille Martel (présente depuis le XIXe siècle, selon l’ouvrage de J-F. Mennecier) y côtoie des artisans plus jeunes, mais tout aussi passionnés. La baguette tradition voisine avec la “Royenne”, une miche au levain maison, tandis que les viennoiseries rivalisent de croustillant.
Parfois, un stand itinérant propose des spécialités d’ailleurs — gaufres liégeoises, crêpes bretonnes —, histoire de voyager sans quitter la place du marché.
Quelques apiculteurs locaux tiennent également un stand : on y trouve du miel toutes fleurs, parfois du miel d’acacia ou de tilleul quand la saison s’y prête, et des produits dérivés (pollen, gelée royale, bougies artisanales).
Un marché n’est jamais totalement replié sur lui-même, et celui de Roye ne fait pas exception. Si la majorité des stands privilégient le local, on trouve aussi des saveurs plus “exotiques” : olives provençales, épices, fruits secs, poissons fumés, et des produits portugais ou espagnols (saucisses, chorizos, huile d’olive).
| Origine | Produits proposés |
|---|---|
| Portugal/Espagne | Chorizo, morue, huile d’olive, pâtisseries "pasteis de nata" |
| Provence | Olives, tapenades, anchoïade, fruits confits |
| Maghreb | Épices, fruits secs, harissa, cornes de gazelle (pâtisseries) |
C’est l’occasion d’ouvrir son panier à des nouveautés, ou d’enrichir une table dominicale d’une touche épicée et chaleureuse.
Au fil des saisons, ce marché vit au rythme du territoire. On remarque qu'aux fêtes de fin d'année, le marché s'enrichit de volailles festives et de chocolats artisanaux. L'été, la tomate “Cœur de bœuf” et les haricots du jardin font leur retour, tout comme les bouquets de fleurs coupées par une productrice du secteur. Chaque semaine, l’ambiance évolue, les exposants varient — certains ne viennent qu’une fois par mois, comme le producteur de cidre de la Vallée de l’Avre.
Mais le vrai moteur du marché de Roye, c’est ce lien humain qui s’y tisse : échanger une recette de gratin à la sortie du stand, recevoir le conseil du maraîcher sur la cuisson des petits pois, glaner une astuce de conservation ou de préparation. Ici, on ne se contente pas d’acheter, on apprend, on échange, et on (re)découvre son territoire à hauteur d’étal. Un plaisir tout simple, mais précieux.
Le marché de Roye, c’est donc la promesse de trouver bien plus que des produits. C’est un petit voyage local, gourmand, vivant, et surtout, jamais tout à fait pareil d’un samedi à l’autre.