Bois de chauffage à Roye : choisir, stocker et utiliser son combustible
Il faut demander le taux d’humidité, l’essence et la date de séchage, puis contrôler le bois avec un humidimètre sur une face fraîchement fendue...
À la découverte de Roye et de ses environs
Ouvrir l’œil, c’est tout un art – surtout si on veut distinguer l’ortie de la consoude ou la pâquerette du pissenlit. Voici quelques astuces pour s’y mettre sans pression :
Voici un panorama des plantes sauvages les plus courantes que l’on croise en promenant son chien, en allant au marché ou simplement en levant un peu les yeux sur les bords de routes et les terrains vagues. On y trouve de vrais classiques, des mal-aimées, et quelques surprises.
| Nom commun | Indice d’identification | Usages/traditions | Période d’observation |
|---|---|---|---|
| Pissenlit | Rosette de feuilles dentées, fleurs jaunes, graines en « pompon » duveteux | Feuilles en salade, fleurs en sirop ou vin, latex utilisé jadis contre les verrues | Févr.-nov. |
| Ortie | Tige poilue piquante, feuilles dentées et piquantes, touffes épaisses | Soupe, tisane, purin naturel au jardin, piqûre « chaude » bien connue | Mars-oct. |
| Plantain | Feuilles basses, nervures parallèles, épis bruns dressés | Calme les piqûres d’insectes (suc frais), feuilles comestibles jeunes | Mars-oct. |
| Pâquerette | Petites fleurs blanches à cœur jaune, tapis serré dans la pelouse | Anecdote : souffler dessus porte bonheur… et un léger goût “vert” en salade | Fév.-oct. |
| Lierre terrestre | Feuilles arrondies légèrement crénelées, tige rampante, odeur aromatique | Autrefois employé pour aromatiser la bière ou en infusion digestive | Mars-juil. |
| Lamier pourpre | Ressemble à l’ortie mais ne pique pas, fleurs rose-violet | Miel pour les butineurs, feuilles douces en décoration de plats rustiques | Fév.-oct. |
| Coquelicot | Grandes fleurs rouges, pétales froissés, capsules allongées | Symbole du souvenir, “bonbon coquelicot” de la région | Mai-juil. |
| Alliaire | Feuilles en cœur, fleurs blanches, odeur d’ail lorsqu’on froisse la feuille | Condiment dans les salades, appréciée des pollinisateurs | Avr.-juin |
Pour chaque plante, gardons à l’esprit : c’est souvent la combinaison de plusieurs indices qui permet d’éviter les confusions. L’ortie et le lamier, par exemple, sont “cousines”, mais seule l’ortie pique (on s’en souvient vite).
Autour de Roye, certaines plantes de nos talus abritent autant de vertus que de dangers potentiels. Quelques repères :
Une ressource de référence locale : Tela Botanica, pour des fiches bien détaillées et mises à jour.
Nos grands-parents n’avaient pas le mot “biodiversité” à la bouche, mais chacun connaissait le pouvoir d’un plantain froissé sur une piqûre d’ortie, le petit goût de noisette du pissenlit au printemps, ou encore la réputation du lierre terrestre “contre la toux”. Mais ces savoirs ne sont pas qu’anecdotiques : à Roye, longtemps, la soupe d’ortie a sauvé de la disette, et le coquelicot égayait les champs de blé avant l’arrivée des désherbants.
Les marchés locaux réservent parfois des surprises : on y trouve encore aujourd’hui le fameux “pissenlit” prêt à être cuisiné en salade, et plusieurs cueilleurs amateurs livrent, de bouche à oreille, quelques coins secrets de bon ortie ou de morilles lorsque la saison s’y prête.
Faire son marché dans les talus exige quelques règles simples – en particulier si l’on souhaite préserver la vitalité de la faune et la flore locales :
Pour aller plus loin, des balades botaniques sont parfois organisées par des associations locales comme la CPIE Hauts-de-France, une vraie occasion d’apprendre auprès de passionnés et d’éviter de faire de la botanique… au petit bonheur la chance.
Apprendre à lire nos paysages, c’est retrouver un lien direct, enfantin même, avec les saisons, la météo, les souvenirs de promenade ou de pique-nique sur les pelouses du Four à chaux ou des alentours de Lihons. C’est aussi une drôle d’école de patience : d’un jour à l’autre, la rosette de pissenlit déploie sa fleur, puis sème, puis disparaît... Observer, c’est vivre un peu plus fort son coin de pays.
Se former à la reconnaissance des plantes, ce n’est pas chercher l’exploit botanique : c’est renouer simplement avec le plaisir de marcher, regarder, toucher, et parfois s’étonner du pouvoir d’une tige verte ou d’un éclat de fleur au bord du chemin. On finit par se rendre compte que les “mauvaises herbes”, dans nos rues comme dans nos mémoires, sont surtout de sacrés souvenirs que la routine avait un peu mis de côté.
Envie d’aller plus loin ? N’hésitez pas à feuilleter des guides comme le Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques de François Couplan, ou à (re)partir en balade curieuse dès les premiers rayons de soleil. Peut-être croiserez-vous le pissenlit auquel vous pensiez ne plus jamais prêter attention — et si c’était ça, le vrai, l’indispensable esprit Roye ?