Chevreuils, lièvres et sangliers : les grandes silhouettes du bocage
Le chevreuil est probablement le mammifère sauvage le plus emblématique autour de Roye. Son élégance furtive et ses bonds impressionnants marquent l’imagination. D’après les données de l’Office Français de la Biodiversité, les populations de chevreuils sont en expansion dans la Somme (OFB), bénéficiant de la diversité des milieux ouverts et boisés.
Le lièvre d’Europe, un autre discret habitant, se laisse admirer de loin, le plus souvent accroupi ou filant à toute allure entre deux labours. Plus rare, mais bien présent, le sanglier laisse, lui, des indices clairs : traces de fouilles dans les champs, bandes de terre retournée au petit matin. Sa présence s’est notablement accrue ces trente dernières années – un phénomène observé dans tout le nord de la France.
Blaireau, renard, hérisson : les champions de la discrétion
Le blaireau européen apaise souvent sa vie à la lisière des bois, dans ses terriers appelés “settons”. On devine son passage à ses sentes herbeuses formant de véritables petits chemins. Le renard roux, quant à lui, s’aventure jusque dans les faubourgs et les jardins. Malgré une réputation parfois injuste, il tient un rôle précieux dans la régulation naturelle des rongeurs. Enfin, le hérisson d’Europe, petit artisan de la biodiversité, fréquente nos haies et jardins. Bien que vulnérable (chiffres de l’INPN), il reste un symbole des nuits printanières de campagne.
Petites bêtes nocturnes : fouines, martres et chauves-souris
La campagne picarde abrite aussi la fouine et la martre. Ces petits carnivores, faciles à confondre, se font surtout repérer à leur agilité dans les arbres ou leurs vocalises nocturnes. Les chauves-souris sont discrètes mais très utiles : on observe dans le Royeis le pipistrelle, qui passe la soirée à chasser les moustiques autour des lampadaires ou des vergers.